Bienvenue sur le blog de Michel
SORDI,
Député de la 7ème circonscription du
Haut-Rhin, Maire de la Ville de CERNAY
Michel SORDI
58 ans, marié, 5 enfants
J'ai écrit au Premier Ministre François Fillon pour lui demander d'autoriser le démarrage des travaux de destockage des
déchets contenant du mercure.
Vous trouverez ci-dessous l'intégralité du courrier:
"Monsieur le Premier Ministre,
Le ministère de l’Ecologie a été rattaché à Matignon suite au départ de Madame Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET du Gouvernement appelée à d’autres missions.
C’est la raison pour laquelle je viens vers vous pour vous sensibiliser au dossier Stocamine dont le site est installé dans ma circonscription. Je vous rappelle qu’il s’agit du seul site
souterrain de stockage de déchets de classe 0 en France.
Suite à l’incendie survenu en septembre 2002, ayant interrompu l’activité, de nombreuses études ont été menées. Un Comité de Pilotage (COPIL), regroupant 13 experts des 5 collèges issus du
Grenelle de l’Environnement, a travaillé sur le dossier en 2011.
Les membres du COPIL ont demandé unanimement le retrait des produits mercuriels dangereux à terme pour la nappe phréatique d’Alsace.
Aujourd’hui il est plus qu’urgent de commencer ces travaux de retrait car le toit de la mine s’affaisse.
Enfin, comme vous le savez, l’entretien courant et la surveillance du site de Stocamine coûte chaque année 5,5M€ aux contribuables et ceci depuis 2002.
Aussi je vous demande d’autoriser le plus rapidement possible le retrait des produits dangereux afin de préserver la nappe phréatique d’Alsace.
J’ajoute que les travaux de déstockages peuvent se conduire simultanément au démarrage des travaux de confinement des produits non dangereux.
Comptant sur votre intervention et vous remerciant pour l’intérêt que vous porterez à ma démarche, je vous prie de croire, Monsieur le Premier Ministre, en l’expression de mes sentiments les
meilleurs. "
Mercredi 7 mars, j'ai assisté à le réunion autour du Ministre en charge des Transports,
Thierry Mariani rassemblant élus Haut-Rhinois et Vosgiens concernés par la RN66.
A l'occasion de cette réunion, le ministre a laissé entendre que le financement d'une grande déviation d'un
coût de plus d'un milliard d'euros, n'est pas d’actualité tenant compte des contraintes financières de l'Etat.
Jean-Jacques Weber estime pour sa part que les sommes prévues pour le financement du contournement de
Bitschwiller-les-Thann et de Willer-sur-Thur seraient plus judicieusement investies dans le financement d'un projet de contournement de Thann et de Vieux-Thann.
Jean Luc Reitzer et Jean Pierre Baeumler privilégient pour leur part le maintient du financement du
contournement de Bitschwiller-les-Thann et de Willer-sur-Thur, les études étant finalisées et la DUP (Déclaration d'Utilité Publique) ayant été approuvée et prolongée.
A la vue de cette situation, le Ministre des Transports s'est engagé à analyser une possibilité de déviation
autour de Thann et Vieux-Thann.
Je suis intervenu pour demander à ce que soit maintenu le projet de giratoire en face du Super U de
Bitschwiller-lès-Thann. Ce projet, dont le financement par l'Etat est acté, permettra dans un premier temps de faciliter l'accès à la grande surface et permettra d'éviter le stockage de
véhicules sur la RN66 aux heures de pointes. Cet aménagement permettra également de régler le problème hydraulique lié au cours d'eau du Kerlenbach qui a largement débordé sur la RN66 en
janvier.
Cet aménagement, aujourd'hui financé, doit se voire comme une première tranche de travaux qui devra être
suivie par d'autres projets pour améliorer la circulation sur cet axe routier majeur. Ainsi, dans le cadre du PDMI 2012/2014 (Programme de Modernisation des Itinéraires Routiers) il conviendra
d'inscrire le contournement complet de Bitschwiller-lès-Thann et de Willer sur Thur de façon à réaliser, les uns après les autres, les aménagements nécessaires.
J’ai pris connaissance des ouvertures et fermetures de classes prévisionnelles dans le premier degré qui ont été traitées lors de la CTSD (Comité Technique Spécial Départemental) du 13 février dernier.
Au niveau national, le solde des fermetures et des ouvertures de classes sera nul dans le premier degré.
Même si je partage avec le gouvernement l’objectif de réduction des dépenses publiques, il me semble nécessaire d’apporter une attention toute particulière aux écoles rurales.
En effet, une fois de plus, le pays Thur-Doller et les communes de ma circonscription ont été touchés par ces restrictions : fermetures de classes, réduction des postes de RASED, disparition des coordonnateurs des réseaux écoles…
Or de gros efforts, notamment financiers, sont consentis par des villages ayant des moyens limités pour garder les enfants sur leur territoire : aménagement et construction de nouvelles écoles, création de RPI (Regroupement Pédagogique Intercommunal), projet école numérique rurale, mise en place de structures périscolaires… Ces actions sont nécessaires dans le cadre de la politique de l’aménagement du territoire et permettent de maintenir une dynamique sur un secteur géographique.
C’est la raison pour laquelle, dès la semaine dernière, j’ai pris contact avec Madame le Recteur et Madame l’Inspectrice d’Académie afin de les rendre plus particulièrement attentives à certains dossiers.
Mercredi 22 février, j’ai eu confirmation auprès de Madame Maryse Savouret, Inspectrice d’Académie, que:
- le RPI de Dolleren – Oberbrück – Rimbach – Sewen sera préservé.
- le RPI de Storckensohn – Mollau – Urbès aura également satisfaction.
- l’annulation de la fermeture de la classe élémentaire de Staffelfelden Rossalmend sera effective.
Concernant les postes de coordinateurs des réseaux écoles (un dans la haute vallée de la Thur et un autre dans la vallée de la Doller), les négociations sont encore en cours pour les conserver mais j’ai bon espoir d’y voir une issue positive.
Je me réjouis déjà de ces bonnes nouvelles et je continuerai à être attentif et à me battre pour les autres dossiers (Roggenhouse, Merxheim, les RASED sur Cernay…) au côté des parents d’élèves et des enseignants.