Bienvenue sur le blog de Michel
SORDI,
Député de la 7ème circonscription du
Haut-Rhin, Maire de la Ville de CERNAY
Michel SORDI
58 ans, marié, 5 enfants
Discours de Michel SORDI à l'occasion du vernissage, ce samedi 19 juin 2010
Madame, Mademoiselle, Monsieur,
Il est des rendez-vous qui marquent le temps et qui rythment l’année. Comme décembre annonce Noël, juin appelle la galerie Plein Ciel. Aussi, je suis heureux de m’adresser à vous, comme chaque année, pour le vernissage de cette 7ème édition. Et comme le veut aussi la tradition, j’ai le plaisir de saluer nos invités, leurs épouses et conjointe :
• M. Constantin KLIMOVSKIY, Consul Général de Russie
• M. Mohammed Alaoui BELRHITI, Consul Général du Maroc
• Mme Mariana STOIAN, Consul de Roumanie
• M. Paul FORTMANN, Consul honoraire des Pays-Bas
• M. Arthur SOENE, Sous-Préfet de Guebwiller
• M. Charles BUTTNER, Président du Conseil Général du Haut-Rhin
• M. Jean-Paul OMEYER, Vice-président du Conseil Régional
• M. Daniel WEBER, Vice-Président du Conseil Général
• M. Guy DAESSLE, Conseiller général et Président de la commission Culture
• M. Denis REBMANN, Maire de Guebwiller
• Mesdames et Messieurs les élus du Florival
• Les représentants de la presse, M. BICKEL et M. ERHARD
Et de saluer nos hôtes : Sylvie et Roland ISSENLOR
• l’ensemble des artistes qui présentent leurs œuvres
• et vous tous, amis des arts, bien entendu !
23 pays représentés pour animer l’été du Florival ! Il ne s’agit pas de la coupe du monde de football mais de la 7ème édition de la galerie Plein Ciel. Pourtant, si l’on prend quelques minutes de réflexion, on s’aperçoit rapidement que les points communs entre l’art et le sport, entre une exposition et une compétition sportive, sont nombreux.
L’art et le sport apprennent la persévérance : parce qu’on ne devient pas Zidane ou Picasso en un jour, c’est à force de patience, d’entrainement, de travail sur soi que l’on transforme une prédisposition en véritable génie. Ne dit-on pas : perfectionner sans cesse son art !
L’art et le sport permettent le dépassement de soi. L’artiste comme le sportif cherche toujours à aller au-delà de ses propres limites. Toujours avancer, faire mieux, plus beau, donner le meilleur de soi-même afin de pouvoir un jour se dire : je l’ai fait, j’y suis arrivé ! Là aussi, on dit du plus grand qu’il est « au sommet de son art ! »
L’art et le sport sont une école de vie. Ils apprennent la tolérance et le respect de l’autre, de son expression dans sa diversité. Ce sont des outils fédérateurs qui sont souvent utilisés pour mobiliser la jeunesse autour d’un projet, notamment dans les quartiers défavorisés.
L’art et le sport sont des espaces de loisir : pour ceux qui les pratiquent comme pour ceux qui ont le goût des les admirer. Dans l’action ou dans l’observation, chacun y trouve son plaisir, s’évade de son quotidien, ouvre une fenêtre sur un autre espace.
L’art et le sport sont des générateurs d’émotions. Ils sont porteurs de rêves : la beauté d’une œuvre ou un exploit sportif transcendent l’âme et touchent les êtres au plus profond. Ils font rêver les petits et les grands et suscitent des vocations.
L’art et le sport sont des signes de reconnaissance et suscitent l’adhésion de « fan club ». Qu’on soit amateur de foot ou de peinture contemporaine, c’est une passion qui se revendique. On parle même alors de « culture » sportive ou artistique.
L’art et le sport sont des vecteurs de liberté. Ce sont des langues universelles : point besoin de traducteur pour apprécier la beauté d’un jeu de jambes ou l’émotion suscitée par une oeuvre. Ils parlent d’eux-mêmes un langage compris par tous.
L’art et le sport ne connaissent pas les frontières et permettent la rencontre des cultures, des hommes. Que ce soit en Afrique du Sud ou à Lautenbach-Zell, il est agréable en un même lieu de croiser de multiples nationalités et d’échanger quelques mots, un sourire…
Enfin l’art peut devenir du sport quand les artistes s’emploient à réaliser des œuvres monumentales, manient des poids lourds pour les transformer en objets délicats. Et le sport devient de l’art quand une photo, une peinture, une sculpture capte sur le vif l’essence d’un exploit sportif ! Le sport et l’art ne font pas vivre plus vieux, mais ils font vivre plus jeune. Ils aiguisent la curiosité et éveillent les esprits.
Alors dans cette période où la coupe du monde monopolise l’actualité internationale, permettez-moi pour conclure de citer l’un de nos héros de 1998 : Aimé Jacquet, sélectionneur de l’équipe de France :
« Donner, recevoir, partager : ces vertus fondamentales du sportif sont de toutes les modes, de toutes les époques. Elles sont le sport ».
J’ajoute, pour ma part, que ces valeurs sont aussi celles de l’art et je sais que les artistes ici présents ont beaucoup à donner, à recevoir et à partager avec un public que je souhaite nombreux pour cette édition 2010 de la Galerie Plein Ciel.
Merci de m’avoir écouté.
Ce samedi 7 juin 2010, j'ai eu le plaisir
d’accompagner Mademoiselle Loïs DUMAS à Paris pour la 16ème édition du Parlement des enfants.
Cette année, c’est l’école primaire de Merxheim qui a été sélectionnée par l’académie pour mener ce travail de découverte des institutions françaises. Après avoir préparé une proposition de loi et élu un représentant : le député junior, cette initiation se conclut par des travaux pratiques grandeur nature à l’Assemblée Nationale. Au programme : travaux en commission et séance plénière dans l’hémicycle. Mme Danielle BERTHOLD, institutrice, a suivi ce projet jusqu’au bout en accompagnant également Loïs et sa maman, ce samedi.
La classe de Merxheim a préparé une proposition de loi « visant à donner la parole aux enfants à propos de la vie de leur commune en mettant en place, deux fois par an, à l’occasion du conseil municipal, un conseil junior ». Cette proposition a obtenu le prix académique qui lui sera remis par le Recteur d’Académie le 23 juin prochain.
J'ai une affection particulière pour cette journée. C'est un rendez-vous que je n'ai jamais manqué. Ces jeunes sont les citoyens de demain et il est important qu’ils comprennent le fonctionnement de notre démocratie. Une fois de plus, j'ai été impressionné par la compétence et la spontanéité des enfants dans les travaux de la commission que j'ai co-présidé.
Quant à Loïs, elle a été particulièrement touchée par le plaidoyer du député junior de l’académie de Poitiers (cf. encadré), qui a ému ses pairs sur les conséquences de la tempête en Vendée et qui défendait une mesure de prévention intelligente et réaliste. La jeune députée lui a accordé son vote !
Loïs et les 577 députés juniors sont invités à signer la fresque célébrant les 20 ans des droits de l'enfant
Résultat du vote :
Le 16ème Parlement des enfants a adopté une proposition de loi n° 1 visant à installer de nouvelles règles de sécurité dans les villages situés près de l'eau pour prévenir et préparer les citoyens aux risques de submersion, présentée par les élèves de la classe de CM2 de l'école élémentaire Jean Moulin d'Angoulins, en Charente-Maritime (Académie de Poitiers) par 352 voix.
150 voix sont allées à la proposition de loi n° 3 visant à mieux garantir le droit à l'éducation à la santé, à responsabiliser les pouvoirs publics et les industries de jeux vidéo dans l'éducation à la santé et la protection des enfants et adolescents contre la cyberaddiction, défendue par la classe de CM2 de l'école élémentaire « Les Alpinias » de Petite Île (Académie de la Réunion)
70 voix sont allées à la proposition de loi n° 2 visant à permettre la participation d'élèves représentants de leur classe au conseil d'école de leurs établissement scolaire pour exprimer leurs idées et questions concernant leur vie à l'école, présentée par la classe de CM2 de l'école élémentaire de Bourgogne, Marne (Académie de Reims).
C’est avec stupeur que j’ai appris la profanation de 95 sépultures de soldats allemands décédés durant la première guerre mondiale, au cimetière militaire de Guebwiller. Je me suis rendu sur les lieux avec M. Pierre-André PEYVEL, Préfet du Haut-Rhin, M. Arthur SOENE, Sous-Préfet de Guebwiller, Mme Catherine TROENDLE, sénatrice, M. Daniel WEBER, conseiller général et Denis REBMANN, Maire de Guebwiller pour constater cet outrage. La bêtise et l’ignorance peuvent parfois pousser des individus à commettre l’impensable, rappelant que l'Alsace-Moselle était allemande jusqu'en 1918. La civilisation commence par le respect des morts, quelle que soit leur nationalité.
Je souhaite que les coupables soient rapidement identifiés et sévèrement punis pour cet acte odieux.
Je tiens à exprimer ma solidarité et mon amitié aux familles des soldats qui reposent à Guebwiller.
Le pays Thur-Doller a été lourdement éprouvé par la crise. C’est pourquoi, j'ai souhaité soutenir la création d’une antenne de Capital Initiative Thur-Doller. Rappelons que le concept de Capital Initiative, fonds de proximité au service des PME, a été fondé par René HANS.
Avec les antennes de Capital Initiative, l’objectif est de démontrer que l’échec n’est pas une fatalité et que les entrepreneurs peuvent se mobiliser en :
et si besoin, l’antenne peut aller jusqu’à :
L'idée principale est de faire souscrire les investisseurs dans une structure locale qui soit une véritable PME. Deux mesures fiscales le permettent avec des déductions sur les sommes investies de 75% pour les assujetis à l'Impôt de Solidarité sur la Fortune et de 25% pour les assujetis à l'Impôts sur le Revenus.
L’antenne Thur-Doller sera portée par Jean Claude REBISCHUNG, Edouard HEINRICH, André BRUCKERT et Francis MULLER, des entrepreneurs locaux connus et reconnus par leurs pairs.
Une vingtaine d’antennes sont en cours de création sur toute la France.
De gauche à droite : René HANS, fondateur de Capital initiative, Jean-Claude REBISCHUNG, leader de l'antenne Thur-Doller, Michel SORDI, Député-Maire de Cernay, Edouard HEINRICH et André BRUCKERT, porteurs du projet de l'antenne Thur-Doller.
C'est une salle comble qui était présente ce matin à la mairie de Cernay pour prendre connaissance du projet de la nouvelle antenne de Capital Initiative Thur-Doller.
Alors que les députés belges ont voté à la quasi-unanimité l’interdiction du port de la burqa et qu’un projet de loi va être examiné la semaine prochaine en conseil des ministres, je tenais à exprimer ma position sur ce sujet dans le contexte français.
Tout d’abord l’interdiction du port de la burqa n’entre pas en contradiction avec la liberté religieuse. Le port de la burqa n’est pas, selon les autorités religieuses musulmanes, un commandement de l’islam mais une tradition wahhabite (Arabie Saoudite) et pachtoune (Afghanistan).
L’occident découvrait, il y a dix ans, avec stupeur les conditions de vie des femmes en Afghanistan qui, dans leur soumission absolue, étaient contraintes de se dissimuler intégralement. Paradoxalement, c'est depuis cette même période que l’on constate une augmentation significative du port du voile et de la burqa en Europe comme dans les pays du Maghreb.
Or, plus le port de la burqa se développe comme "la tenue respectable" d’une femme musulmane, plus il devient difficile pour les autres femmes d’affirmer leur volonté de ne pas la porter au risque d’être marginalisée. C’est une pression insidieuse, une violence faite aux femmes, qui perdent leur libre-arbitre. Comment imaginer, qu’à notre époque, certaines jeunes filles dans certains quartiers n’osent pas porter une jupe ? C’est pourtant une réalité.
Notre République laïque a pour devise : liberté, égalité, fraternité. Or le port de la burqa bafoue à mon sens ces trois valeurs fondamentales :
- Liberté : liberté pour les femmes de disposer librement de leur corps et de leur image.
- Egalité : derrière une burqa, une personne se donne le droit de voir les autres alors qu’elle refuse aux autres le droit d’être vue.
- Fraternité : derrière le mur de la burqa, la femme renonce à tout lien social avec l’autre, sans visage elle n’existe plus.
Nous devons donner un message clair : en France, dans l'espace public, on se doit d’être à visage découvert : c’est une question de sécurité, c’est une question de respect des droits de la femme.
Pour conclure, j’aimerais reprendre cette phrase d’Elisabeth BADINTER, philosophe, qui adressait récemment une lettre à celles qui portent volontairement la burqa et concluait ainsi : « En vérité, vous utilisez les libertés démocratiques pour les retourner contre la démocratie. Subversion, provocation ou ignorance, le scandale est moins l’offense de votre rejet que la gifle que vous adressez à toutes vos sœurs opprimées qui elles, risquent la mort pour jouir enfin des libertés que vous méprisez. C’est aujourd’hui votre choix, mais qui sait si demain, vous ne serez pas heureuse de pouvoir en changer. Elles ne le peuvent pas… pensez-y ! »
Alors clairement : NON à la burqa !